MUCOPOLYSACCHARIDOSE (MPS)

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QU’EST-CE QUE LA MUCOPOLYSACCHARIDOSE (MPS) ?

La mucopolysaccharidose (MPS) regroupe un ensemble de maladies génétiques rares, caractérisées par un déficit en enzymes lysosomales responsables de la dégradation normale des glycosaminoglycanes (GAG) ou des mucopolysaccharides. Ce déficit en enzymes entraîne une accumulation progressive de GAG dans les lysosomes, provoquant divers symptômes somatiques et neurologiques. Les mucopolysaccharidoses ne touchent que quelques milliers de patients dans le monde pour chaque sous-type de MPS. 

La MPS est classée en sept sous-types (I, II, III, IV, VI, VII et IX) en fonction de l’enzyme déficiente. Actuellement, les patients sont traités par thérapie enzymatique substitutive (TES) dont l’efficacité est limitée par une mauvaise distribution dans le cops. Par conséquent, les TES ne traitent pas de nombreuses manifestations cliniques, tels que les problèmes cardiaques, la raideur articulaire, la compression médullaire et les troubles de la vue. De plus, les TES exigent une infusion hebdomadaire en milieu hospitalier.

Dans la MPS VI (maladie de Maroteaux-Lamy), l’indication principale pour odiparcil, le déficit en N-acétylgalactosamine 4-sulfatase (arylsulfatase B ; ASB) provoque une accumulation de dermatane sulfate et de chondroïtine sulfate. Les patients présentent différentes manifestations cliniques dont une petite taille, une opacité cornéenne avec des troubles visuels, une perte auditive, une dysostose multiple, une hépatosplénomégalie, une valvulopathie et une fonction pulmonaire réduite, sans déficit intellectuel. Comme pour les autres sous-types de MPS, le délai d’apparition de la maladie, sa vitesse d’évolution et son étendue peuvent varier selon les individus.

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Inventiva développe odiparcil, une petite molécule orale dotée d’une excellente distribution dans l’organisme et d’un bon profil de sécurité, pour le traitement de plusieurs sous-types de MPS.

La capacité d’odiparcil à produire deux formes de GAG solubles (dermatane sulfate et chondroïtine sulfate), leur permettant ainsi d’être excrétées dans l’urine, en fait un candidat idéal pour devenir le premier traitement de réduction de substrat pour les MPS I, II, IVA, VI et VII, caractérisées par une accumulation de ces types de GAG. 

Une étude clinique de Phase IIa est en cours pour évaluer odiparcil chez des patients adultes souffrant de MPS VI, l’étude iMProveS. Les principaux résultats sont attendus pour la deuxième moitié de 2019. Par ailleurs, SAFE-KIDDS (SAFEty, pharmacoKInetics and pharmacoDynamics, Dose escalating Study), une étude de Phase Ib avec odiparcil chez des enfants atteints de MPS VI est en cours de préparation et devrait commencer courant 2018. 

COMMENT DIAGNOSTIQUE-T-ON LA MUCOPOLYSACCHARIDOSE (MPS) ?

La plupart des patients souffrant de MPS sont diagnostiqués dans la petite enfance. Les MPS étant des maladies rares qui ne touchent que quelques milliers de personnes dans le monde pour chaque sous-type, les médecins de famille ne sont pas toujours bien informés sur ces maladies qui sont alors diagnostiquées avec retard. Le dépistage de ces maladies chez les nouveau-nés n’a été mis en place que dans un très petit nombre de pays, et pas pour tous les sous-types de MPS. 

Le premier test consiste à mesurer les taux de GAG dans l’urine. Si ces taux sont élevés, l’activité enzymatique est mesurée dans les globules blancs ou dans la peau, et le diagnostic est ensuite confirmé en recherchant d’éventuelles mutations sur le gène codant pour l’enzyme déficiente. Les MPS étant des maladies héréditaires, le dépistage des frères et sœurs des patients souffrant de MPS peut permettre de diagnostiquer les enfants touchés plus tôt qu’ils ne l’auraient été autrement. 

Des associations de patients existent dans la plupart des pays où résident des personnes souffrant de MPS. Une liste des sociétés nationales de MPS est publiée sur le site web de MPS Society (UK).